MEMO AUTO-FOUILLARON-MERCIER-C.AUTO

La double vie de Gustave Fouillaron

Au tournant du XIXe siècle, l’automobile excite les imaginations et les appétits d’investisseurs persuadés qu’il y a là un nouveau marché à conquérir. A la frontière des bocages vendéen et angevin, dans la ville de Cholet tout entière vouée au textile, un négociant en mercerie en gros et bonneterie âgé d’une cinquantaine d’années se lance dans l’aventure. Il fonde les Cycles et automobiles Columba en 1898 qui produira effectivement des cycles, motocyclettes et… machines à coudre, mais jamais de voitures car celles-ci porteront le nom de leur créateur, Gustave Fouillaron. Les inventeurs sont alors légion, et l’on explore tout et son contraire. Fouillaron n’est pas en reste, qui conçoit, pour sa voiturette, une originale transmission par poulies extensibles et courroies, remplaçant avantageusement les lourdes et complexes boîtes de vitesses. Un système qu’il ne cessera de faire évoluer, l’adaptant aux machines-outils, et que l’on “redécouvrira” un demi-siècle plus tard avec le Variomatic de Daf ! C’est cette incroyable et méconnue histoire que raconte Jean Maillard, décrivant au passage un monde en pleine mutation, et dépeignant une industrie automobile alors partagée entre les véritables constructeurs et ceux que l’on appelait les “assembleurs”, dont fera partie Gustave Fouillaron jusqu’en 1913. On y vibre au rythme des procès retentissants, des luttes d’influence, du progrès technique, des Salons automobiles, des courses et des hésitations d’un homme qui menait alors une double vie. Mercier à Cholet, constructeur automobile à Levallois-Perret…

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