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Moto Revue n°4068

Moto Revue n°4068

17 janvier 2018

SOMMAIRE

 

L’ ACTUALITÉ
06/ Déclic Marvin Musquin, entre bonheur et détresse
08/ Actus Nouveautés/Business/Événements/Culture
20/ Shopping Tailler la route
21/ Courrier Amédée Bussière réagit aux 80 km/h prochainement imposés sur les routes secondaires
22/ Test longue durée Shoei Neotec
98/ Cadeau quinzo Dans ce numéro, un train de pneus Continental ContiRoadAttack 3 à gagner
DOSSIER Financer l’achat de sa moto
24/ Toutes les solutions dans ce dossier, dont la location avec option d’achat, qui a pris une importance grandissante

À L’ESSAI
38/ Essai longue durée La Yamaha Tracer 900 nous a convoyés pendant plusieurs semaines
50/ Face-à-face Match de néo-rétro entre la BMW R nineT Racer et la Yamaha XSR 900 Abarth

MAG
62/ Visite chez Zongshen En immersion chez le cinquième constructeur chinois de deux-roues motorisés, en passe de s’attaquer au segment de la grosse cylindrée
70/ Tourisme Le Lebanon Tour, effectué avec le Harley Owners Group, nous faisait découvrir les différentes facettes de ce pays fascinant qu’est le Liban
78/ Visite chez JJuan Le spécialiste du freinage et particulièrement de la câblerie se trouve à Barcelone, en Espagne

SPORT
84/ Dakar Le point sur le 40e Dakar au cap de la mi-course
90/ Actus sport L’actu sportive de la quinzaine

CÔTÉ PRATIQUE
92/ Index 2017 Pour retrouver en quelques secondes un article paru dans Moto Revue l’année dernière
94/ Cote de l’occasion De Aprilia à Zero, les motos du marché cotées par MR

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Edito: Le con d’un autre...

Alors je les ai bien écoutés, là, tous. Le dernier, c’était ce lundi 8 janvier, peu avant minuit, sur une chaîne d’infos en continu. Le journaliste et quelques consultants forts intelligents, eux, m’expliquaient que je n’étais qu’un couillon irresponsable qui – comme mes semblables tout aussi cons – roulait avant à 90 km/h sur les nationales et départementales et qui demain, grâce à eux, serai enfin un mec bien, un mec concerné, attentif, respectueux.

Un père de famille qui pourra avaler, avec ses deux bras intacts, une soupe aux navets dans sa campagne apaisée, en regardant fièrement pousser ses enfants bio.
Merci ! Merci, merci de me préserver du pire en limitant encore ma vitesse, moi pauvre aveugle qui, avant cette révélation, n’entendais rien non plus, ne comprenant pas l’intérêt des panneaux de limitation et roulais à une cadence qui pouvait s’apparenter à une forme de démesure, oubliant gentiment les limites, mais pas que hautes, aussi les basses ! Moi, l’âne bâté qui adaptait sa vitesse, ralentissait souvent bien en deçà des limites autorisées en fonction des conditions, des dangers que je sentais poindre. Quel crétin je fis que de sottement croire que je pouvais, par moments, et en conscience, mieux juger de la réalité des choses que des panneaux intelligemment dressés, et des radars embusqués... Et dire que mes redresseurs de torts avaient déjà dessiné le contour de mon corset le samedi matin précédent...

Ça a commencé au petit-déjeuner, en écoutant la radio et cette station d’info (elle aussi) en continu, quand un grand prêcheur d’une ONG de défense de l’environnement à l’autorité certainement incontestable (puisque la journaliste ne lui opposait aucun débat contradictoire), maîtrisant personnellement, en son (très) for intérieur, SES vérités historiques et SA réalité du terrain pour nous expliquer à quel point le Dakar est une procession morbide qui fait déraper ses pneus sur les ruines d’une civilisation en passe de s’éteindre. Le Dakar, cette course honteuse depuis l’origine et désormais à bannir pour tout bon Croisé de la cause environnementale.

C’est vrai pour nous autres, assassins de la planète, imaginer cette course qui, chaque année, selon les dires de cet oracle, tue des spectateurs, écrasés par des bolides crachant toute leur puissance à la traversée des villages, mais aussi ce Dakar qui dévaste des sites archéologiques entiers, rayés de la carte par les crampons mortifères de ces engins nés dans l’imagination de quelques centaines d’humains (sur plus de 6 milliards) adorateurs de Satan... Et dire que je l’ai fait moi, ce Dakar... C’était en 2014, et comme un con, alors que j’aurais pu écraser, dévaster, j’ai préféré bien écouter, tout au long de l’épreuve, comme les autres cons de participants, les consignes strictes de l’organisation (et mes systèmes de navigation embarqués) qui, sous peine de dépasser soit 50, soit 30 km/h dans les zones sensibles (villages, sites archéologiques pourtant déjà éloignés), nous punissaient de pénalités sportives et d’amendes pécuniaires tellement sévères que personne n’osait bouger une oreille sous son casque. Mais bon, comme tous les autres, j’ai sûrement rien compris au film, en tout cas moins que l’évangélisateur depuis le bureau de son ONG parisienne qui prêche, par essence (encore un gros mot), sa vérité vraie.
 


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